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samedi 24 janvier 2026

Devenir végane, quatre galères et leurs solutions

Devenir végane, 

quatre galères et leurs solutions

24 janvier 2025

 


Réactions des proches, idées reçues... Devenir végane et stopper les produits d’origine animale peut être compliqué. À l’occasion du « Veganuary », débutants et aguerris partagent leurs conseils pour dépasser les difficultés. 

Océane [*] se souvient encore de ce repas de famille, en 2020, où elle a annoncé qu’elle arrêtait de manger de la viande. Alors qu’elle tentait de s’expliquer, son père l’a interrompue. « Il a utilisé son statut de médecin pour raconter à tout le monde que j’étais carencée, raconte-t-elle. Il n’y connaît pourtant rien en nutrition, et c’était surtout totalement faux. » Cet épisode a marqué la jeune étudiante de 21 ans, qui n’en avait que 16 à l’époque. Alors passer à l’étape supérieure en devenant végane — et donc ne plus consommer de produit d’origine animale (viande, poisson, œufs, fromage, cuir, laine, etc.) — lui paraissait inconcevable.

« La pression de la société était vraiment dissuasive, se rappelle-t-elle. Quand je disais que je mangeais encore des œufs et du fromage, on me répondait “Ah ça va, tu n’es pas extrémiste toi !” » Petit à petit, après de nombreux questionnements sur la domination et l’exploitation des animaux, Océane a pourtant décidé de sauter le pas. Elle est devenue végane en février dernier. Et comme beaucoup d’autres personnes dans le même cas, dont Reporterre a recueilli des témoignages, ce ne fut pas sans difficultés.

  • Obstacle n°1 : la réaction des proches

C’est en 2014, après avoir visionné des vidéos de l’association L214, qu’Irène a décidé d’arrêter de consommer tout produit d’origine animale. Âgée de 54 ans à l’époque — elle en a aujourd’hui 65 —, elle parle de ces images tournées dans des abattoirs comme d’un « électrochoc », « un tsunami ».

« Tous ces cris, ce sang, ces agonies imposées à des êtres sensibles… Il n’était plus possible pour moi de cautionner l’exploitation des animaux dans le but de finir dans mon assiette. » Un choix qui n’a pas été compris par ses proches, issus du milieu paysan normand. Elle aussi décrit des repas de famille où elle s’est sentie seule, « marginalisée ». « On me regardait de façon étrange, comme s’ils se disaient : “Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir te donner à manger ?” », raconte-t-elle.

« Ce n’est pas de la privation, au contraire, c’est un processus joyeux »

Le récit n’est guère différent chez Clothilde, 51 ans, végane depuis 2015 : « Alors que mes amis savent que je ne fais pas d’écarts, je dois toujours veiller à ce qu’il y ait un plat compatible avec mes engagements, au restaurant ou lors de dîners ensemble. Il n’est pas rare que je doive me priver, lorsque les gâteaux d’anniversaire ne sont pas véganes par exemple. »

Lire aussi : À Noël, les véganes mettent les pieds dans le plat

Certaines personnes décrivent aussi des disputes autour de l’exploitation des animaux. « Il faut beaucoup de courage et d’énergie pour aller à contre-courant de l’indifférence générale, voire de l’hostilité, que génère cette prise de conscience, même dans les milieux militants et progressistes, témoigne Lou, 22 ans. Ça n’a pas été facile au début, mais devenir végane m’a tout de même énormément soulagée, cela m’a permis de m’aligner avec mes convictions. »

« Il faut toujours garder en tête qu’avant de devenir végane, on ne l’était pas, et se rappeler pourquoi on n’avait pas eu le déclic, conseille Alexandra Coché, responsable de la campagne « Veganuary » — un défi qui incite à adopter une alimentation végétale tout au long du mois de janvier — pour l’association L214. C’est une remise en cause de sa vie, de ce qu’on nous a toujours appris. L’entourage peut plus ou moins bien le vivre selon sa relation et sa culpabilité vis-à-vis des animaux. » L’association propose ainsi sur son site quelques conseils pour en parler sereinement avec ses proches.

De son côté, Lou a adopté une stratégie : refuser les étiquettes négatives collées à l’alimentation végétale : « Ce n’est pas de la privation, au contraire, c’est un processus joyeux. On refuse la souffrance, l’exploitation, on crée autre chose. » Elle a repris des recettes de famille pour les végétaliser et les proposer à son entourage.

  • Obstacle n°2 : l’équilibre nutritionnel

À 32 ans, Nathalie a banni les produits d’origine animale en 2024, après sept ans de végétarisme. Deux changements progressifs qui n’ont pourtant pas été évidents. « Toute ma vie, je me suis très mal nourrie, je ne mangeais quasiment jamais de légumes, confie la jeune femme. Donc ça me semblait une montagne à franchir d’apprendre les bases de la nutrition, et d’essayer de me nourrir correctement avec une alimentation végétale. »

« Ne pas savoir quoi cuisiner, c’est l’un des obstacles les plus fréquents, confirme Alexandra Coché. En France, on est dans une culture où l’on nous apprend que le milieu de l’assiette est la viande et le reste de l’accompagnement. Avec l’alimentation végétale, il y a un changement de culture à mettre en place. » L’association L214 propose ainsi des centaines de recettes pour donner de l’inspiration aux néophytes.

Composition d’une assiette équilibrée. © Association végétarienne de France

Après des moments de découragement, Nathalie a fini par trouver sur internet des informations sur la composition d’une assiette végane équilibrée. « Comme toute sorte d’alimentation, il faut que ce soit diversifié, résume Alexandra Coché. Tout est basé sur un équilibre d’apports en fruits, légumes, légumineuses, céréales et oléagineux — pas sur un seul repas, mais sur toute une journée. » Elle conseille aux personnes qui en ressentent le besoin de consulter un professionnel de santé spécialiste en nutrition, et rappelle que la supplémentation en vitamine B12 est indispensable quand on devient végane.

  • Obstacle n°3 : les recettes « compliquées »

Autre obstacle auquel Nathalie a été confrontée : l’accessibilité des produits. Elle se revoit encore, plantée avec son compagnon au milieu du supermarché Auchan à 18 heures, liste de courses à la main, à chercher désespérément les ingrédients d’une recette de « faux gras » (substitut végétal au foie gras). Miso blond, sauce tamari, champignons déshydratés… « Sur une seule recette, il y avait au moins quatre ou cinq ingrédients que je ne connaissais pas ou que je ne trouvais pas, se souvient-elle. Je me suis dit : “En fait, c’est impossible de faire une recette végane”. Ça m’a semblé insurmontable. »

À force de recherches, Nathalie a finalement réalisé que « ce n’était pas la cuisine végane qui était compliquée, mais simplement les recettes qu’[elle avait] lues » sur certains blogs spécialisés. Plutôt que d’acheter des « ingrédients un peu improbables », elle a reconstitué son épicerie de base en se procurant des produits bruts plus simples et accessibles comme des lentilles, des pois chiches, de la margarine, du lait végétal…

« En simplifiant mon alimentation, je me suis même retrouvée à payer moins cher mes courses ; alors que je suis passée au bio entre-temps ! » se réjouit Nathalie, qui conseille de composer des repas simples pour commencer, et d’y aller progressivement.

  • Obstacle n°4 : la sensation de faim

Si certains ont réussi à passer le cap du véganisme, d’autres sont encore en phase de tâtonnement. Benjamin, 43 ans, s’est inscrit pour la seconde fois au challenge « Veganuary ». L’année dernière, il a « tenu quinze jours ». Il se définit comme un « gros mangeur » et s’est retrouvé confronté à des fringales, pile les jours où il n’avait pas eu le temps de préparer à l’avance une assiette végétale. « Dans ces cas-là, c’était difficile pour moi de résister aux plats déjà sur la table qu’allaient manger mon fils et ma femme », reconnaît-il.

« Les protéines d’origine végétale sont souvent moins caloriques à volume égal que les protéines d’origine animale, il ne faut donc pas hésiter à augmenter le volume de l’assiette sans crainte de prendre du poids », conseille Victor Chau, chargé de mission nutrition végétale pour L214. Il suggère aussi d’ajouter dans l’assiette des produits caloriquement denses — comme des oléagineux (noix), du beurre de cacahuète ou de la purée de sésame — et de privilégier les fibres — légumineuses, céréales complètes — pour arriver à satiété.

Loin de s’avouer vaincu, Benjamin retente l’expérience « Veganuary » cette année. En surpoids, l’homme aimerait végétaliser son alimentation sur le long terme « pour [sa] santé d’abord, puis pour le bien-être animal et l’impact sur l’environnement ». Chaque jour, plus de 3 millions d’animaux sont abattus en France. L’élevage représente par ailleurs 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

 

Notes

[*] Le prénom a été modifié à sa demande.

 

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Source : https://reporterre.net/Devenir-vegane-quatre-galeres-et-leurs-solutions

vendredi 23 janvier 2026

Murray Bookchin, l’utopie anarchiste au prisme de l’écologie

Murray Bookchin, 

l’utopie anarchiste 

au prisme de l’écologie

 
27 octobre 2018 

Murray Bookchin (1921-2006) était un militant écologiste étasunien, théoricien de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire. Janet Biehl, collaboratrice et compagne de ses dernières années, fidèle à sa promesse, retrace sa vie tout en présentant son importante œuvre théorique dans « Écologie ou Catastrophe ».

La grand-mère maternelle de Murray Bookchin, Russe réfugiée à New-York en 1913 l’influença très tôt par ses récits. En août 1927, après l’exécution de Sacco et Vanzetti, elle lui dira : « Voilà ce que le capitalisme fait aux hommes ! N’oublie jamais. » À dix ans, Murray rejoint le mouvement des Jeunes pionniers, un mouvement communiste pour la jeunesse, qui deviendra sa famille de substitution et le formera à l’idéologie marxiste, lui confiant rapidement des responsabilités et le nommant orateur de rue. Mais Bookchin comprend que le Parti communiste n’était pas démocratique et rejoint les trotskistes de la Young Spartacus League, plus révolutionnaire. Trop jeune pour s’engager dans les Brigades internationales, il se passionne pour les anarchistes qui, en Espagne, avaient réussi une révolution sociale, écrasée par les communistes.

En 1939, Murray Bookchin quitte le lycée pour travailler dans les hauts-fourneaux. Après la Seconde Guerre mondiale, il se rapproche de Josef Weber, trotskiste allemand réfugié aux États-Unis, controversé parce que défendant une lutte nationale contre le fascisme réunissant toutes les composantes de la société, en contradiction avec l’analyse de la IVe Internationale. Bookchin le secondera pour ses articles, lui apportant les références adéquates. Cette expérience le formera à l’écriture. Murray Bookchin découvre alors les textes du groupe de l’École de Francfort, qui accusent les Lumières d’avoir « séparé les fins des moyens et le fond de la forme, et réduisent la raison à la procédure, l’utilitarisme, le calcul au service de la manipulation et de la domination ». « Le capitalisme, déployant la raison instrumentale, évalue tout en termes de profit et réduit les objets à des marchandises. Il vide la vie sociale de son sens et de son essence et transforme les hommes en individus isolés en concurrence les uns avec les autres. » La technologie, au lieu de libérer l’homme du travail, a renforcé l’exploitation.

« Faisons l’impossible, car sinon nous aurons l’impensable ! »

Josef Weber avertissait dès 1950 que si nous échouions à remplacer l’instrumentalisme par l’éthique, la concurrence par la coopération, la manipulation par la moralité, la forme par le fond, la bureaucratie par les relations directes, si nous ne parvenions pas à transformer le mode de production capitaliste en mode socialiste, la barbarie l’emporterait.

Murray Bookchin comprend à cette époque que le développement urbain séparé des campagnes est lié au problème des produits chimiques dans l’alimentation. Il défend le concept d’écodécentralisme dans The Limits of the City (1960) et dans Notre environnement synthétique (1962). Cet ouvrage parut en même temps que le Printemps silencieux, de Rachel Carson, qui l’éclipsa complètement alors qu’il y dénonçait d’autres nuisances que les seuls pesticides.

Dans Crisis in Our Cities (1964), Bookchin dénonce les besoins énergétiques démesurés des mégapoles qui risquent de donner naissance à des perturbations atmosphériques dangereuses et provoquer la fonte des calottes glaciaires si leur production repose sur les ressources fossiles — il anticipe le problème du changement climatique. Son modèle est la cité athénienne ou les petites villes de la Renaissance italienne. Il propose de développer des sources d’énergies entièrement renouvelables à partir du soleil, du vent et des marées.


Dans Écologie et pensée révolutionnaire (1964), il reformule l’alternative de Rosa Luxemburg, qui avait affirmé que la civilisation devrait choisir entre socialisme et barbarie : l’utopie anarchiste ou l’extinction de l’humanité, prévient-il. Puis il développe sa thèse de l’au-delà de la rareté (postscarcity) : libérer les hommes de la tyrannie de la pénurie, du règne de la nécessité. Il pensait qu’un mouvement de la jeunesse fondé sur l’éthique pouvait remplir le rôle d’agent de la révolution sociale dévolu au prolétariat.

En 1971, Murray Bookchin publie Au-delà de la rareté, l’anarchisme dans un monde d’abondance, dans lequel il enjoint la gauche et la contre-culture : « Soyons réalistes, faisons l’impossible, car sinon nous aurons l’impensable ! »

Pour préparer The Ecology of Freedom, il étudie l’origine des hiérarchies et se plonge dans l’anthropologie, étudiant notamment les sociétés premières, mutualistes, égalitaires, sans État. C’est la technologie, l’instrumentalisme, fondements idéologiques du capitalisme industriel qui ont imposé la domination de la nature. Toujours engagé dans la vie politique, Murray Bookchin rejette les mesures « environnementalistes » qui considèrent le vivant comme des ressources exploitables, et défend la véritable écologie, qui vise à préserver l’intégrité du vivant.

Une solide expérience d’autogestion par la démocratie participative

Sans aucun diplôme, il enseignera longtemps à l’université et lors de sessions de formation pratique et théorique à l’écologie dans une ferme-campus du Vermont.

En se penchant sur l’histoire étasunienne à l’occasion du bicentenaire de l’Indépendance, il se rend compte que le moteur institutionnel de la Révolution des États-Unis avait été le municipalisme de la Nouvelle-Angleterre pratiqué par les puritains anglais, une solide expérience d’autogestion par la démocratie participative combattue par les nouvelles élites, qui imposèrent un gouvernement centralisé.

Il comprend que le capitalisme ne périrait pas de ses contradictions mais d’une « tumeur incontrôlable » qui détruirait aussi son hôte et qu’il fallait construire un mouvement écoanarchiste. Il soutient que « la seule alternative à l’État nation réside dans des municipalités démocratisées libertaires, unies en confédération » : « Démocratisons la république et radicalisons la démocratie. »

Contesté par de nombreux anarchistes qui refusent de participer aux élections, Murray Bookchin pense toutefois que le municipalisme libertaire permettrait de résoudre le dilemme entre descendre dans la rue ou dans l’arène politique. Il en fait remonter la généalogie à Proudhon, Bakounine et Kropotkine.

Écologie ou Catastrophe, de Janet Biehl, est une excellente introduction à l’œuvre théorique de Murray Bookchin, qui mérite d’être mieux connue en France, d’autant qu’elle inspire en ce moment même le confédéralisme démocratique mis en application au Rojava.

 


  • Écologie ou Catastrophe. La vie de Murray Bookchin, de Janet Biehl, traduction d’Élise Gaignebet, L’Amourier éditions, juin 2018, 624 p., 29 €.

 


Source : https://reporterre.net/Murray-Bookchin-l-utopie-anarchiste-au-prisme-de-l-ecologie?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne

jeudi 22 janvier 2026

A69, ski et crèche gratuite : les 10 bonnes nouvelles de la semaine !


A69, ski et crèche gratuite : les 10 bonnes nouvelles de la semaine !

 

Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 bonnes nouvelles à ne surtout pas manquer cette semaine.

1. A69 : arrêt partiel des travaux pour atteinte à l’environnement

Un juge a ordonné l’arrêt des travaux de l’A69 sur 46 parcelles où le chantier dépassait l’emprise autorisée, soit 30 hectares. Les terrains doivent être libérés sous quatre jours et des mesures compensatoires mises en œuvre sous 30 jours, sous peine d’une astreinte de 20 000 € par jour. La décision ne remet pas en cause la poursuite globale du projet, dont les autorisations ont été rétablies fin décembre. (Reporterre)

2. Artouste abandonne une piste de ski en plastique

La station d’Artouste a renoncé à son projet de piste artificielle en plastique, jugé incompatible avec sa trajectoire de décarbonation en raison de son bilan carbone, notamment l’achat d’une dameuse spécifique. Le projet de 372 000 €, partiellement subventionné par la région, est annulé.  (Reporterre)

3. New York annonce une garde d’enfants universelle et gratuite

Huit jours après son entrée en fonction, le maire de New York Zohran Mamdani a annoncé un service public de garde d’enfants universel et gratuit, une première aux États-Unis. Le projet prévoit 4,5 milliards de dollars pour élargir l’accès à près de 100 000 enfants, sous réserve d’un vote du Parlement de l’État. Il vise à réduire le coût de la petite enfance pour les familles. (L’Humanité)

4. Une pétition contre le classement du renard comme nuisible

Sept associations demandent le retrait du renard roux de la liste des ESOD, en vigueur dans 88 départements. Elles dénoncent une destruction annuelle de 500 000 à 600 000 animaux sans fondement scientifique et rappellent son rôle écologique. La pétition pourra donner lieu à un débat public à partir de 500 000 signatures. (La Relève et La Peste)

5. Première nidification de cigogne noire en région parisienne

Trois jeunes cigognes noires se sont envolées d’un nid en Seine-et-Marne, marquant la première nidification confirmée de l’espèce en région parisienne depuis les années 1970. Les poussins ont été bagués dans le cadre du suivi national. Cette installation reflète la progression de l’espèce et la qualité écologique de certaines forêts franciliennes. (Ornithomedia)

6. Les oiseaux migrateurs évitent massivement les éoliennes

Une étude menée près de Husum (Allemagne) montre que 99,9 % des oiseaux migrateurs contournent les éoliennes en fonctionnement, réduisant par vingt les traversées de zones à risque. La majorité vole au-dessus des pales. Selon les auteurs, ralentir les éoliennes lors des migrations aurait donc un effet limité sur les collisions. (taz)

7. La France suspend certaines importations agricoles traitées aux pesticides

Le gouvernement français a suspendu pour un an maximum les importations de fruits et légumes contenant cinq pesticides interdits dans l’UE. La mesure concerne notamment avocats, mangues et agrumes et répond aux craintes agricoles liées à la concurrence internationale. L’arrêté doit encore être validé par la Commission européenne. (Le Monde)

8. L’Angleterre veut renforcer l’éducation au climat à l’école

Une révision des programmes scolaires anglais propose de faire du climat un enseignement transversal, introduit dès le primaire et renforcé en sciences, géographie et technologie. L’objectif est de préparer les élèves aux transformations écologiques et économiques à venir, avec des effets attendus sur la formation des enseignants et les diplômes. (The Conversation)

9. L’Albanie adopte une loi majeure sur l’égalité de genre

Le Parlement albanais a adopté une loi interdisant les discriminations de genre et instaurant des quotas de 30 à 50 % de femmes dans les institutions publiques. Le texte renforce aussi la lutte contre les violences de genre, tout en ne reconnaissant officiellement que deux genres. La réforme est saluée par l’Union européenne dans le cadre du processus d’adhésion. (Human Rights Research Center)

10. Une plainte climatique recevable contre Holcim en Suisse

Un tribunal suisse a jugé recevable une plainte d’habitants de l’île indonésienne de Pari contre le cimentier Holcim, accusé de contribuer à la montée des eaux. Les plaignants demandent réparations, financements de protection et réduction des émissions. Cette décision, inédite en Suisse, pourrait faire jurisprudence ; Holcim a annoncé faire appel. (France Info)

–  Mauricette Baelen

  

Source : https://mrmondialisation.org/a69-ski-et-creche-gratuite-les-10-bonnes-nouvelles-de-la-semaine/

mercredi 21 janvier 2026

Souscription café zapatiste 2026, c'est maintenant et jusqu'au 7 février !

Excellent café, bio, Arabica, en soutien aux camarades Zapatistes 

Compañeroas, 

La commande du café zapatiste, c'est maintenant et jusqu'au 07 février 2026. Vous pouvez déposer vos bons de souscriptions (ci-joint) accompagnés de vos règlements (espèce ou chèque à l'ordre de la CNT 66) à la librairie La Libambulle à Prades (66), 12/14 rue Jean Jaurès.
 
Si vous ne pouvez pas l'imprimer, des bons de souscription seront disponibles à la librairie. (Merci aux libraires !)

Vous trouverez également ci-joint le bilan de la commande globale du café zapatiste gérée par l'asso ECHANGES SOLIDAIRES dont voici leur dernier message : 





Bonsoir à toutes tous,

Nous vous présentons déjà nos meilleurs vœux pour cette année 2026. 
Le contexte général ne prête guère à l'optimisme. Mais ne lâchons rien et continuons à lutter pour un monde plus juste et solidaire comme ne cesse de faire les zapatistes.


Et à ce titre nous voulions vous partager le dernier communiqué 
zapatiste témoignant des avancées du projet de blocs chirurgicaux dans la forêt Lacandone que nous avons soutenu l'année dernière et que nous continuerons à soutenir cette année grâce à votre engagement :


Voici le lien (avec une jolie vidéo à la fin) : 

https://enlacezapatista.ezln.org.mx/2025/12/23/un-toit-commun/


Si vous avez des questions n'hésitez pas à me contacter en réponse à ce mail. 

Pour la commande de café zapatiste dans le conflent, 

Timothée
 
Bilan 2025

                                            Bon souscription 2026

mardi 20 janvier 2026

lundi 19 janvier 2026

Budget 2026 : à quoi s’attendre pour l’écologie ?

Budget 2026 : 

à quoi s’attendre 

pour l’écologie ?

 

14 janvier 2026

Le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure à l'Assemblée nationale, le 7 janvier 2026.

 

Après l’échec des discussions en fin d’année, les députés réexaminent le projet de loi de finances pour 2026. Agriculture, transport, biodiversité... Reporterre fait le point sur les mesures qui pourraient affecter l’écologie.

Il s’agirait presque d’une ritournelle. Mardi 13 janvier, l’examen du projet de budget de l’État pour 2026 est revenu sur les bancs de l’Hémicycle après l’échec des discussions de la fin d’année. Les députés vont travailler sur la version votée par le Sénat mi-décembre.

Fin décembre, la commission mixte paritaire des deux assemblées n’ayant pas abouti, le gouvernement avait reporté les débats à janvier et avait voté une « loi spéciale » en urgence pour assurer la continuité de l’État.

Le Rassemblement national a d’ores et déjà annoncé qu’il ne voterait pas le budget, et la gauche, une fois n’est pas coutume, part divisée : le Parti socialiste est le seul à continuer de s’asseoir à la table des négociations orchestrées par le gouvernement. Le parti d’Olivier Faure fait du dégel des aides personnalisées au logement (APL) et de la non-suppression de 4 000 postes d’enseignants sa ligne rouge.

Le gouvernement sera-t-il prêt à faire quelques concessions ? La situation est telle que le premier ministre Sébastien Lecornu hésite à passer en force via l’article 49.3 qu’il s’était pourtant engagé à ne pas utiliser.

(16 janvier. Aux dernières nouvelles, 
l’examen du budget, commencé le 14 octobre 2025, est suspendu, le gouvernement envisage de recourir à l'ordonnance ou au 49.3) 

Toujours pas de taxe Zucman

Avec ce budget, le gouvernement cherche toujours 12 milliards d’euros de recettes supplémentaires, espérant maintenir le déficit sous la barre de 5 %. Seulement, la taxation significative des ultrariches, portée par la taxe Zucman, n’est toujours pas au programme.

Et ce alors même que dans une interview au journal Libération, le 11 janvier, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Éric Lombard, admettait que « parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro ». La raison ? La majeure partie des revenus de ces ultrariches se trouve dans des sociétés holdings échappant à l’impôt.

Des milliards en moins pour l’économie française qui pourraient pourtant permettre de financer la transition écologique, comme le réclame la gauche qui plaide également pour davantage de justice fiscale et de moyens alloués aux services publics.

Côté écologie, le projet de loi de finances (PLF) initial comportait quelques reculs, mais aussi plusieurs bonnes nouvelles. Transports, énergie, biodiversité… À ce stade, beaucoup de points restent incertains.

  • Fonds vert

En décembre, le Sénat a confirmé les coupes budgétaires du fonds vert : de 2,5 milliards en 2024, il passe à 650 millions en 2026. Moins d’argent alloué donc aux projets d’adaptation au changement climatique, à l’isolation des bâtiments publics, à l’aménagement de pistes cyclables ou encore au recyclage des friches.

En 2025, le fonds vert était doté de 1,5 milliard d’euros, soit 2,3 fois plus que ce qui est prévu pour 2026. En 2024, il était promis 2,5 milliards d’euros par an jusqu’en 2027.

  • Biodiversité

Le nombre de postes (équivalents temps plein) des agents de l’OFB devrait être quasiment maintenu en 2026 avec une diminution limitée à quatorze postes. Même constat pour les parcs nationaux qui maintiennent le même nombre d’équivalents temps plein qu’en 2025, à savoir 851.

  • Transports

Côté automobile, le PLF initial confirmait vouloir développer l’incitation des particuliers et des entreprises à décarboner leurs véhicules. Seulement, dans la copie du Sénat, la mesure n’a pas été retenue.

Déposé par la députée écologiste Lisa Belluco, un amendement vise à rétablir la version initiale. À savoir : la suppression du système de plafonnement du montant d’imposition d’un même véhicule lorsqu’il cumule un malus CO₂ et un malus poids — ce qui pénaliserait les véhicules lourds comme les SUV.

  • Énergie

Le texte tel qu’il est étudié actuellement par les députés prévoit une baisse de 800 millions d’euros de la subvention de l’État à l’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui accorde notamment des aides financières pour des travaux à des propriétaires ou bailleurs en difficulté.

Faute de budget voté en décembre, le dispositif d’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRenov’ a été suspendu dès le 1ᵉʳ janvier. Dans le projet de loi initial présenté en octobre par le gouvernement, le dispositif enregistrait une baisse de 500 millions d’euros de ses crédits.

  • Agriculture

Originalement le PLF 2026 s’attaquait aux niches fiscales sur les agrocarburants en prévoyant la suppression du tarif particulier du B100 issu du colza, qui coûte 148 millions d’euros par an à l’État, ainsi qu’une réduction progressive de l’avantage fiscal sur l’E85 jusqu’en 2028, avec une diminution des dépenses fiscales de 141 millions d’euros pour 2026.

La mesure n’a pas été maintenue dans la copie votée par le Sénat, mais des députés, notamment issus du groupe Écologiste et social, tentent de la rétablir.

L’agriculture biologique pourrait voir son crédit d’impôt rehaussé de 4 500 euros à 6 000 euros et prolongé de trois ans, comme cela a été approuvé à l’Assemblée nationale mi-novembre. Ce crédit d’impôt permet aux entreprises agricoles percevant au moins 40 % de leurs recettes d’une activité certifiée biologique d’abaisser le montant de leur impôt sur les bénéfices.

  • Déchets

Les sénateurs ont supprimé le projet de taxe sur les emballages plastiques du PLF pour 2026. Inscrite dans la première version du gouvernement, la mesure visait à compenser partiellement les importantes pénalités payées à l’Union européenne (plus de 1,5 milliard d’euros en 2023) par la France qui n’atteint pas ses objectifs de recyclage d’emballages en plastique. Pour cela, cette taxe prévoyait de mettre à contribution les entreprises mettant sur le marché les emballages en plastique.

Les sénateurs ont par contre conservé la réforme de la fiscalité des déchets pour les collectivités territoriales.

 

Source : https://reporterre.net/Budget-2026-a-quoi-s-attendre-pour-l-ecologie?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne