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vendredi 28 octobre 2022

Chasse : un répit pour les alouettes

 

Chasse : 

un répit pour les alouettes

 

 24 octobre 2022

 

 

La chasse traditionnelle aux alouettes n’aura duré que quinze jours. Vendredi 21 octobre, le Conseil d’État a suspendu quatre arrêtés ministériels autorisant la chasse de l’alouette des champs au moyen de pantes (filets horizontaux) ou de matoles (cages tombantes). Ces quatre arrêtés ministériels avaient été publiés au Journal officiel le 7 octobre.

Comme elles l’avaient déjà fait en 2021, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et l’association One Voice, qui milite pour les droits des animaux, ont immédiatement réagi en introduisant un recours en urgence pour demander la suspension des autorisations.

S’appuyant sur la directive oiseau de 2009, les deux associations estiment que ces pratiques de piégeage sont « illégales et moyenâgeuses », indique la LPO dans un communiqué de presse. Le problème de ces techniques de chasse réside avant tout dans le fait qu’elles ne sont pas sélectives, c’est-à-dire que d’autres oiseaux protégés peuvent être accidentellement pris dans les filets ou dans les cages.

Par ailleurs, la LPO insiste sur le fait que l’alouette des champs est une espèce en déclin : « Elle a perdu 30 % de sa population en quinze ans, déplore Yves Vérilhac, le directeur général de la LPO. Ils en tuent déjà 200 000 au fusil. Il faut vraiment que les espèces soient à l’agonie pour qu’ils arrêtent de les massacrer. »

Mais les alouettes ne sont pas les seuls oiseaux sauvages menacés. En Savoie, les tétras-lyres, perdrix bartavelles et lagopèdes alpins sont aussi visés par des arrêtés (préfectoraux cette fois-ci) autorisant leur chasse. Mais là encore, le juge a suspendu l’autorisation de chasse, suite au recours introduit par l’association One Voice au tribunal administratif de Grenoble le 18 octobre. Il ne s’agit pour l’instant que d’une suspension temporaire jusqu’au 11 novembre.

 

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Précisions

Photo : Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Zeynel Cebeci

 

Source : https://reporterre.net/Chasse-un-repit-pour-les-alouettes?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne

jeudi 27 octobre 2022

Nous n’avons pas besoin d’ouvrir des mines en Europe

 

Nous n’avons pas besoin 

d’ouvrir des mines 

en Europe

 

 

La mine de cuivre et molybdène de Kajaran, en Arménie.

 

25 octobre 2022 


L’Union européenne voit dans la production domestique de métaux précieux un impératif stratégique. Pour notre chroniqueuse, il s’agit d’une fuite en avant vaine et polluante d’un monde qui refuse toute alternative.

Le récent discours prononcé à Prague par le vice-président de la Commission européenne chargé de la prospective vaut le détour. Écoutons-le, ne serait-ce que parce qu’il cite Margaret Thatcher, ce qui n’est jamais bon signe. « Il n’y a pas d’alternative », a ainsi martelé Maroš Šefčovič le 12 septembre lors de la conférence européenne sur la sécurité des matières premières : il faut de toute urgence ouvrir des mines en Europe. Pourquoi ? « Pour construire l’économie décarbonée et numérique à laquelle nous aspirons tous », et pour assurer nos « capacités de défense militaire ».

L’Europe devrait sécuriser son « autonomie stratégique » face aux monopoles chinois sur les métaux et à une production minière russe en pleine expansion du fait de son influence grandissante en Afrique. Pour ce faire, la Commission prépare un projet de loi sur les métaux critiques. Mais il faudra convaincre les populations d’accepter ce boom minier européen sur leurs territoires. Comme l’a expliqué le vice-président, le sujet est « socialement sensible » et nécessite « un nouveau contrat social autour des matières premières ».

La mine de lithium du Salar de Uyuni, en Bolivie. L’Europe n’en produit quasiment pas, malgré les gisements existants et une demande en forte augmentation. BY-SA 2.0 / Coordenação-Geral de Observação da Terra/INPE / Flickr via Wikimedia Commons

« Un nouveau contrat social autour des matières premières », voilà qui paraît hautement nécessaire, en effet. Car les projets industriels dans lesquels nous ont embarqué nos dirigeants reposent tous sur une multiplication fulgurante de la demande en métaux. La production en masse de véhicules électriques personnels, par exemple. Une équipe de recherche du National Science Museum a calculé que pour convertir à l’électrique tout le parc de véhicules de l’Angleterre, il faudrait l’équivalent de deux fois la production mondiale actuelle de cobalt, les trois quarts de la production mondiale de lithium, et la moitié de la production mondiale de cuivre.

Impasses

Les écoliers pourraient résoudre le problème suivant : « À partir de ces chiffres, indiquez combien de fois la production mondiale de cobalt, de lithium et de cuivre sera nécessaire pour produire suffisamment de batteries pour l’ensemble du parc de véhicules européen ? Sachant que le parc de véhicules européen ne représente qu’un tantième du parc mondial, ce projet est-il viable ? » Non, répondraient probablement les écoliers, il faudrait plutôt renoncer à une grande partie de nos véhicules pour lutter contre le réchauffement climatique.

On aboutit à ce même genre d’impasse si l’on prétend extraire des métaux pour obtenir suffisamment d’énergies renouvelables, non pas pour faire tourner nos dix ampoules, le frigo et la pompe du jardin, mais pour produire en masse de l’hydrogène vert pour alimenter des usines d’engrais, des cimenteries et des millions de camions de livraison. Non pas pour éclairer l’école et faire tourner l’hôpital, mais pour faire fonctionner la 5G et produire des milliards d’objets connectés.

Ce à quoi nous aspirons tous ?

Car, selon Maroš Šefčovič, il faudrait accepter ce boom minier européen pour construire « l’économie numérique à laquelle nous aspirons tous ». De fait, le secteur numérique est celui qui consomme la plus grande variété de métaux, dont les terres rares et autres métaux de spécialité utilisés pour doper les propriétés des appareils. Les équipements électriques et électroniques engloutissent chaque année trois millions de tonnes de cuivre et la moitié de l’argent métal produit dans le monde. La moitié de la production mondiale de tantale est utilisée pour produire des condensateurs, la fibre optique nécessite près d’un tiers de la production mondiale de germanium, etc.

L’économie numérique «  à laquelle nous aspirons tous » ? Il paraît urgent au contraire de se demander qui aspire à quoi. Car à l’évidence, ce ne sont pas les serveurs de Wikipédia qui font exploser la demande en énergie et en métaux du numérique. En revanche, le pilotage de la santé, de l’éducation ou de l’aide sociale par l’intelligence artificielle répond-il à une aspiration profonde ? Les parents ont-ils demandé à lutter chaque jour contre l’emprise de la vidéo en ligne et d’Instagram pour éduquer leurs enfants ? Combien de data centers, de milliers de serveurs et de tonnes de métaux supplémentaires seront nécessaires pour qu’on puisse accéder aux frissons du porno sur le métavers ? La Déclaration de Versailles adoptée par les chefs d’État européens en mars 2022 place d’ores et déjà la future 6G au rang des « technologies-clés ». Est-ce vraiment « ce à quoi nous aspirons tous », alors que la Convention citoyenne pour le climat avait exigé en vain un moratoire sur la 5G ?

Paysages creusés et camions de déchets : les ravages concrets de l’industrie minière. CC BY-SA 3.0 / Sara Anjargolian / Wikimedia Commons

Enfin, pour le vice-président de la Commission européenne, il faut créer des mines pour produire l’armement nécessaire au « maintien du statut géopolitique de l’Union européenne ». Autrement dit, il faudrait disposer de métaux stratégiques pour que Safran puisse produire ses drones tactiques, ses systèmes de visée et ses interfaces homme-machine. Pour que Thalès puisse développer son cloud de défense et ses systèmes de reconnaissance biométriques.

Selon le dirigeant européen, il en va de la sécurité des peuples européens. Mais on pourrait considérer à l’inverse que cette course à l’armement, qui alimente la ruée minière, menace profondément notre sécurité. Pourquoi ? D’une part, parce que la production de ces armes répond avant tout à des objectifs économiques : elles sont exportées dans le monde entier et outillent nombre de dictatures. D’autre part, parce que la course aux métaux est en train de devenir l’une des principales cause des guerres.

Consommation massive d’eau

Les projets industriels que toutes les grandes puissances mondiales déclinent à l’identique créent une tension grandissante : il n’y aura jamais assez de mines et de métaux pour que la Chine, les États-Unis, l’Europe et la Russie puissent produire chacune leur parc de véhicules électriques, leur infrastructure de big data, leurs constellations de satellites et leur armement, même en systématisant le recyclage, même en ouvrant des mines en Europe et partout ailleurs dans le monde.

Enfin, parce que les teneurs des mines actuelles sont devenues si faibles que le traitement des métaux nécessite des quantités d’eau considérables : une grande mine de cuivre peut en consommer 40 millions de mètres cubes à l’année. Or 70 % des mines des six plus grandes entreprises mondiales sont situées dans des zones qui manquent d’eau. La demande en métaux va donc se heurter à des tensions croissantes, y compris en Europe. Dans dix ans, comment alimentera-t-on malgré la sécheresse les mines de cuivre du Sud de l’Espagne ou du Portugal ?

Des voitures autonomes et le fatras de composants électroniques qui les accompagne, est-ce vraiment ce à quoi nous aspirons ? Unsplash /Bram Van Oost

Le « nouveau contrat social autour des matières premières » que préparent les dirigeants européens pour accélérer les projets miniers ressemble donc à un conditionnement des opinions publiques que l’on prétend soumettre à des intérêts supérieurs artificiels. Le discours de Šefčovič illustre cette tentative de faire de la course aux métaux en Europe une nécessité impérieuse justifiée par la lutte contre le réchauffement climatique, la numérisation et la sécurité. Mais dans les trois cas, ce sont les intérêts des industries européennes qui sont défendus.

Ces intérêts ne justifient ni le saccage des territoires européens par les sites miniers, ni le saccage des pays producteurs du Sud. Car dans tous les cas, la demande en métaux est telle qu’elle implique une extraction européenne et mondiale, et non une relocalisation des sites. Ainsi la Commission et la Banque mondiale encouragent-elles des partenariats internationaux autant que des projets continentaux.

N’y a-t-il pas d’alternative ? Doit-on construire des mines pour alimenter les gigafactories de Volkswagen, la Tesla de tonton, les data center des « États-plateformes » et les drones de la gendarmerie ? L’objet de la politique est justement de réintroduire des alternatives là où on prétend qu’il n’y en a pas, de réinjecter de l’analyse et du débat dans ces faux impératifs. Si les Européens veulent se confronter à leur dette environnementale à l’égard du reste du monde, ils et elles doivent dénoncer les projets industriels de leurs classes dirigeantes et de leurs entreprises, dont les besoins en métaux contribuent au déclenchement de cette ruée minière mondiale.

 

Source : https://reporterre.net/Nous-n-avons-pas-besoin-d-ouvrir-des-mines-en-Europe?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne

mercredi 26 octobre 2022

Menaces, insultes… en Ariège, écologistes et agriculteurs irréconciliables

 

Menaces, insultes… 

en Ariège, 

écologistes et agriculteurs 

irréconciliables


20 octobre 2022

 

Rassemblement en soutien aux présidents de syndicats agricoles et de fédérations de chasseurs, qui ont comparu le 18 octobre 2022 à Foix, en Ariège.
 

À Foix, en Ariège, deux visions de la ruralité se sont affrontées le 18 octobre, dans la rue et devant le tribunal. D’un côté, chasseurs et éleveurs anti-ours. De l’autre, écologistes et défenseurs de l’animal.

Foix (Ariège), reportage

Six présidents de syndicats agricoles et de fédérations de chasseurs ont comparu le 18 octobre pour leur manifestation du 5 mai 2018, émaillée de violences, contre un rassemblement d’écologistes. Poursuivis pour « faits d’entrave concertée » et « menaces à l’exercice de la liberté de réunion », les six prévenus avaient appelé leurs adhérents ainsi que les fédérations des départements voisins à venir manifester leur soutien.

Près de 2 000 personnes en gilet orange se sont ainsi réunies sous la grande halle du centre-ville de Foix. Centre-ville bouclé par la gendarmerie, tracteurs garés en biais au milieu des avenues… « Les écolos, c’est nous », pouvait-on lire sur l’un d’entre eux. Au cœur des tensions entre ces manifestants et les associations écologistes : la présence de l’ours dans les Pyrénées, mais également les retenues d’eau pour l’irrigation ou encore l’installation de méthanisateurs.

Face à la foule, Clémence Biard, présidente des Jeunes agriculteurs d’Ariège, a ouvert le bal : « Je ne baisserai pas les yeux, l’élevage est mon métier, ma passion. » Cette exploitante d’une ferme bovine à Léran et Péreille a ensuite dénoncé les agissements de « ces écologistes qui empêchent les jeunes de s’installer sur le territoire ». Cédric Munoz, président de la FDSEA, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricole, a complété sa version du tableau : « Éoliennes, méthaniseurs, barrages, tout est remis en cause par ces gens qui bien souvent ne font rien et vivent de nos impôts. »

Jean-Pierre Mirouze n’a pas non plus mâché ses mots : « Ces escrologistes, amateurs, nuisibles, je leur dis merde. » Celui qui est aussi maire de Saint-Bauzeil et président de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine ariégeois-pyrénéen (Aspap) a subi deux attaques d’ours ces dernières années, perdant des centaines de brebis. Jean-Luc Fernandez de la fédération des chasseurs d’Ariège a ajouté : « Que veulent-ils en faire de ce monde rural ? Une réserve d’Indiens ? » À ces mots les cors de chasse ont retenti, un pétard a été lancé. En Ariège, la fracture entre éleveurs et écologistes semble irréparable.

Menaces, vitres brisées...

Du côté des écologistes, les cinq associations ariégeoises avaient appelé leurs adhérents à ne pas se rassembler pour « éviter tout nouveau 5 mai 2018 ». À l’époque, une réunion de quinze associations écologistes avait été perturbée par plusieurs centaines de militants anti-ours. La présence notamment des associations Sea Shepherd, L214 et des pro-ours Ferus avait enflammé chasseurs et agriculteurs locaux. « Nous subissons les manifestations violentes de ces mêmes structures, parfois organisées par les mêmes personnes, depuis plus de vingt ans », a ainsi indiqué l’association Pays de l’Ours — Adet dans un communiqué de presse.

« Il y a eu un avant et un après 5 mai 2018, a témoigné à la barre Kathy Wersinger, conseillère régionale ariégeoise, qui avait coorganisé l’événement écolo. Nous avons reçu des menaces, des participants ont été poursuivis jusque dans leur voiture, dont les vitres ont explosé sous les coups de bâton. » Un film tourné par la Gazette ariégeoise, diffusé lors du procès, montre les intimidations qu’ont subies les militants écologistes. Pour les associations, ce fut une véritable scène de guerre, qui les a contraintes à se confiner toute la journée dans la salle des fêtes. « Nous avons toujours été ouverts au dialogue, a déploré Kathy Wersinger. Jamais je n’aurai imaginé que des associations seraient interdites de s’exprimer ici, en Ariège. »

Au procès, l’affaire a démontré l’hypersensibilité de certains acteurs locaux sur les questions écologistes. « Ce qui se joue aujourd’hui, c’est deux visions de la ruralité irréconciliable », a expliqué la présidente du conseil départemental, Christine Téqui. Le 5 mai 2018, alors coprésidente du département, elle manifestait du côté des ruraux en colère. Pour Christine Téqui, « il n’y a pas eu de menace, seulement des expressions fortes de colère et de désarroi ». Le président de séance lui a rappelé les mots menaçants qui ont été proférés par les organisateurs de cette manifestation sauvage : « La prochaine fois, nous traverserons la rivière. » Les prévenus encourent jusqu’à trois ans de prison et 42 000 euros de dommages et intérêts. Les associations plaignantes ont demandé jusqu’à 90 000 euros d’indemnités. Le jugement a été mis en délibéré au 29 novembre prochain.

Source :  https://reporterre.net/Menaces-insultes-en-Ariege-ecologistes-et-agriculteurs-irreconciliables?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne

mardi 25 octobre 2022

Le préfet de Haute-Savoie sonne le glas des bouquetins


Photo Matthieu Stelvio


                    Photo Matthieu Stelvio



Le préfet de 

Haute-Savoie 

sonne le glas 

des bouquetins


Allain Bougrain-Dubourg
·

Bafouant les appels à la raison, la préfecture de Haute-Savoie fait procéder à la destruction immédiate de 75 bouquetins des Alpes, sur pression des éleveurs et des élus locaux.

 Décidément, c’est devenu une habitude dans l’administration : on choisit le vendredi, en dernière minute, pour prendre les arrêtés qui meurtrissent la faune. Le ministère de la Transition écologique avait usé de cette ficelle pour rétablir le piégeage aux alouettes, le préfet de Haute-Savoie vient de faire de même pour autoriser l’abattage de 70 bouquetins des Alpes, espèce théoriquement protégée. Ainsi, dans les deux cas, le temps que les associations et les tribunaux se retournent, même en référé (autrement dit, en urgence), les massacreurs peuvent œuvrer en toute tranquillité.

Concernant les bouquetins du Bargy, l’affaire mérite un retour en arrière. Déjà, en avril 2020, le noble animal s’exprimait dans Charlie Hebdo pour plaider sa cause. Il rappelait à cette occasion qu’après avoir été abattus dans toutes les hauteurs montagneuses, les ultimes survivants furent préservés par la création du Parc National du Grand Paradis en Italie puis, plus tard, dans celui de la Vanoise en France. Heureuse époque où l’espèce passait d’une soixantaine d’individus, dans les années 1960, à près de 1 800 aujourd’hui.

La touchante histoire digne d’un épisode de Belle et Sébastien s’est sérieusement détériorée avec l’apparition en 2012 d’un foyer de brucellose mis en évidence parmi la population des bouquetins du Bargy. L’affaire aurait pu rester anecdotique si le Bargy en question n’était pas l’un des hauts lieux de la production du fromage Reblochon. Vent debout, les 70 exploitations bovines locales et la filière ont demandé l’abattage des bouquetins. Effectivement, on ne plaisante pas avec une zoonose bactérienne qui peut provoquer des avortements, une réduction de la fertilité, des atteintes articulaires ainsi que des pertes de productions et autres désagréments non négligeables. Prudent, l’Office Français de la Biodiversité prévient : « L’origine du foyer bovin étant initialement inexpliqué, des investigations menées dans les populations sauvages ont permis de découvrir que les bouquetins étaient largement infectés. » Ce constat ne signifie pas pour autant que les bouquetins soient à l’origine de la zoonose. Peut-être en sont-ils également victimes. Peu importe, conclut l’administration, la solution s’appelle éradication ! Près de 500 bouquetins sont abattus tandis que les tests font apparaître que 130 seulement sont positifs.

 

 

Source : https://charliehebdo.fr/2022/10/ecologie/prefet-haute-savoie-sonne-glas-bouquetins/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_QUOTIDIENNE_-_LARTICLE_WEB_-_181022_-_NON_ABONNES&utm_medium=email

lundi 24 octobre 2022

Programme de l'Alchimie et de l'Entonnoir aujourd'hui - Prades 66500

 

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Un grand merci aux participant·e·s à la journée collective Bois !! ♥

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APPEL A DONS :

Si vous cherchez à vous débarrasser de :

- Chaise avec assis plate

- Tables légère/pliables

- Lampe sur pied

- Instruments de musique

- Petite stéréo

Nous sommes preneur·se·s ! 😊

Contactez-nous par mail !

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Les mardis sont les jours de permanence !

C'est le moment idéal pour découvrir l'association dans son ensemble. Proposer un atelier, une activité, une animation ... récolter des renseignements ... Visiter l'exposition du moment...

La coordinatrice de la Vie du Lieu Mona, se fera un plaisir de vous accompagner dans la mise en place de vos projets à l'Alchimie :)

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Lien vers la billetterie
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Bar-café ouvert et

P'tite restauration Bio, locale, artisanale et le samedi, c'est GLUTEN FREE !

De 9h à 15h

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APPEL A SOUTIEN

"Pour rappel Caroline a perdu son atelier dans les flammes au mois d'août ; elle a fait partie de l'équipe Alchimie pendant longtemps, en tant que bénévole active et référente de la vie du Lieu, et est une personne généreuse qui contribue depuis longtemps à embellir la vie en Conflent, par ses expos et surtout par ses nombreuses participations aux évènements locaux.


Merci de relayer ce message et partager le lien auprès de toutes vos connaissances

L'argent ne fait pas le bonheur mais il peut y contribuer..."

Une boîte de récolte est mise à disposition à l'Atelier de l'Entonnoir !



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Au plaisir de vous croiser par ici ou par là :)

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