Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

samedi 16 septembre 2017

Café Repaire du Conflent jeudi 21 septembre 19h30

Bonjour tout le monde

C'est la rentrée !
Comme chaque troisième jeudi du mois, on se retrouve ce jeudi 21 septembre à 19h30 au bar du Canigou à Villefranche.

On parlera du SEL (Système d'Echange Local) et de tous sujets vous inspirant.

A bientôt

vendredi 15 septembre 2017

Démocracratie

On a reçu ça : 


Marre d’être des Malgré-nous (1), guerroyant contre notre espèce, notre bonheur, notre humanité !

La  ‘’démocratie’’ - comme organisation politique, morale, institutionnelle de sociétés hommaine ; notion culturelle fétichiste porteuse de magie rédemptrice (le besoin de consolation de l’Homme est insatiable) – s’articule à des rapports sociaux médiatisés par les marchandises ; les échanges marchands globalisés, généralisés : le capitalisme mondial en son marché… de dupes.
Il s’avère que dans les pays dits démocratiques, chacun s’il travaille passe plus des trois quarts de sa vie éveillée dans des entreprises, où c’est un pouvoir installé par la puissance financière  - fort peu ‘démocratique‘ - qui décide quasiment de tout.

Face à cette contradiction fondamentale, l’adepte – démocracrate - adopte une position de déni plus où moins exacerbé.
Le culte implique la mise en place d’élections pour que soit vécu une spectacliste forme de cérémonie de renoncement… à œuvrer à la création d’une plurielle communauté spécifique harmonieuse ; un commun mode de vie enfin humain (2) !

Malgré le choix proposé par le marketing politique  - démocratie chrétienne, populaire, participative, sociale, sociale démocrate, économique et sociale, directe, réelle, horizontale, écologique, radicale - le piège abscons (3) de l’automystification et de la mauvaise conscience  ne fait plus recette; entre autre dans une partie de la jeunesse.
En témoignent les inscriptions : Mort à la démocratie. Vive la liberté !  Et Depuis le début la démocratie c’est la cigüe. Vengeance pour Socrate.
 Inscriptions rédigées par des lycéens  à Paris en mai 20017. Les cris : Ni patrie ni patron, ne déparent pas dans le tableau du refus de se faire avoir, d’être marchandisé-e… démocratiquement.

A propos de Socrate, voici ce que Platon lui fait dire dans le Ménexène : « Les uns l’appellent démocratie, les autres de tel autre nom qu’il leur plaît ; mais c’est en réalité le gouvernement de l’élite avec l’approbation de la foule. (4) »

J’entends déjà les questions que me poseraient certain-e-s si je me tenais à côté d’elleux : « Comment conjurer le chaos alors ? »
La fausse conscience n’est pas à une inversion prés, projetant dans le futur l’image de la situation suicidaire contemporaine.
La mythologie du chaos est concomitante de la mythologie démocratique !
L’habillage ‘démocratique’ de l’histoire masque la réalité du pouvoir hiérarchique ; travestit idéologique-ment, spectaculaire-ment  le processus d’humaine métamorphose d’homo sapiens dément !

Je fais le pari que le proche effondrement inévitable du monde échangiste-marchand, génère un bouleversant chambardement êtriste, associée à une hausse rapide de l’intelligence sensible collective.
Anticiper, lutter, œuvrer…

Le processus évolutif libérateur s’exprime avec la rêvolution humaine (5) – en cours… comme avenir – qui œuvre à satisfaire le vital besoin d’humanité ; condition de survie de notre espèce comme du bonheur de chacun-e !

Les ‘’démocraties’’ sont devenues des sortes d’agences de management, promouvant un massif comportement normatif de citoyen-client-roi… des On.
Pourquoi raisonner niaisement en termes populistes : « La Démocratie du Peuple par le Peuple pour le Peuple ». Lequel ? Les peuples élus et leurs représentants… de commerce ? Dominants et autres dirigeants inclus ?

Ce qui est primordial c’est la salutaire transmutation humaine à l’œuvre (6) ; mutation de l’histoire collective et personnelle, enrichissement de notre vécu.  
 
Comprendre que les partis politiques, le ‘libre-échange’, le pouvoir de domination et d’exploitation, le parasitisme du vivant, l’appropriation collective et privée de territoires, de capitaux, de marchandises ; comme se croire propriétaire de notre espèce, concourt à la corruption de nos vies, l’extermination de notre genre !

Œuvrer à une praxis visant au dépassement de l’économie politique : une poéthique  de la mutation émancipatrice, en lien avec le nouvel être en gestation qui aspire à naître.

Il est grand temps de préférer les difficultés liées à l’instauration de la plurielle communauté humaine (7) dans l’écoumène (8), plutôt que de pourrir dans le cauchemar de moins en moins climatisé du démocratique salariat.

La radicalisation, l’approfondissement du processus d’humanisation ne peut-être annihilée… que par l’écocide génocidaire perpétré par le capitalhomme (9)

La civilcapitalisation (10)  d’homo hiérarchicus  est obsolète.

Instaurons un écologique mode de réalisation socio-historique : la libre association, les palabres, le buen vivir, les réseaux de coopératives ; les conseils de bons gouvernements fédérés constituant l’humaine confédération planétaire.

Les rencontres émouvantes et mouvantes, les aventures  festives, remplaceront avantageusement la mortifère colonisation mercantile de l’existence, les institutions vérolées des sociétés de classes, leurs états ségrégationnistes !


Soyons les imaginatifs

œuvrier-es accoucheurses

d’homo créatif ludens (11) !

Bonne aventure !


 Notes :



jeudi 14 septembre 2017

Programme à l'Entonnoir vendredi 15 septembre

Appel à bénévolat
 
L'atelier de l'entonnoir est une association qui fonctionne depuis sa création en 2015 avec l'engagement continu de bénévoles.
Cette ressource humaine représente la “plus-value” de l'associatif ce qui n'est pas sans valeur aujourd'hui…
La richesse de cette ressource humaine repose sur la diversité et la complémentarité de ces personnes dont la présence n'est pas liée à une contrepartie financière mais à une démarche bénévole d'engagement au service de l'intérêt général. Elles viennent partager le projet associatif de l'atelier de l'entonnoir en l'enrichissant de leurs expériences, compétences et disponibilités.
Vous avez du temps de libre, vous appréciez la convivialité,
Vous avez envie de vivre une expérience collective au service de l'intérêt général en vous faisant plaisir,
Vous avez bien sûr des compétences diverses et variées,
Alors venez rejoindre l'équipe des bénévoles pour un jour, une semaine, un an ou trois ans !
Vous pouvez vous investir aussi
- Dans la Cantine populaire ( ****Gros manque**** )
-Dans l'organisation d'événements
-Dans les ateliers
-Dans le café
-Dans le jardinage
-Et surtout là ou vous avez envie…

Manifestez-vous simplement auprès du personnel de l'accueil …..
 
 
 
 



 
 

mercredi 13 septembre 2017

BATTONS-NOUS POUR OBTENIR UNE LOI SUR L'AIDE ACTIVE À MOURIR !

BATTONS-NOUS POUR OBTENIR UNE LOI SUR L'AIDE ACTIVE À MOURIR ! *

CRÉATION D'UN BLOG 

POUR RECUEILLIR 

LES TÉMOIGNAGES

 
   
 5 sept. 2017 — Bonjour à tous,

Vous êtes très nombreux à laisser des commentaires lorsque vous signez la pétition. Certains de ces commentaires ne sont pas tant des commentaires à proprement parler que des vrais TÉMOIGNAGES, tous très touchants, car ils parlent de ce que vous et vos êtres chers vivez ou avez vécu à l'approche de la fin de vie.

Je suis persuadée que ces témoignages sont importants à plusieurs titres car ils permettent notamment à d'autres personnes qui ne sont pas dans votre situation de prendre conscience de la difficulté de mourir dignement en France et les encourage de ce fait à signer notre pétition.

J'ai donc créé un blog, dont voici le lien:

https://www.temoignagesfindevie.fr/

Ce blog met à votre disposition un lieu exclusivement consacré au partage de vos expériences sur la fin de vie, la vôtre ou celle d'un proche.

Lorsque nous aurons recueilli les 500.000 signatures qui nous permettront de transmettre nos pétitions jumelées au Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) qui est chargé d'étudier les pétitions citoyennes, nous ferons en sorte que vos témoignages soient également portés à l'attention du CESE ainsi qu'à celle des autres destinataires de nos pétitions.

Grâce à vos contributions, ce blog pourrait devenir une pierre importante à l'édifice que nous sommes en train de construire ensemble pour que très bientôt, nous ne devions plus partir en Suisse ou en Belgique pour y mourir lorsque nos souffrances deviennent insupportables.

Plus nombreux seront vos témoignages et moins nos dirigeants pourront continuer de nous répondre que l'on meurt bien en France.

L'argumentaire actuel est que la loi existante permet de bien faire le travail d'accompagnement du malade en fin de vie et que les cas comme ceux d'Anne Bert, pour ne citer qu'elle, sont des cas isolés de "mal mourir".

Nous devons maintenant faire la démonstration qu'il y a chaque année un nombre conséquent de personnes qui traversent une fin de vie très difficile, faute d'une aide à mourir adaptée.

Vos commentaires peuvent être sous forme de vidéo ou de texte écrit, à votre convenance, à me faire parvenir en allant sur la dernière page du site.

Comme vous l'avez peut-être vu, nous approchons des 197.000 signataires et avons bon espoir d'atteindre les 200.000, avec votre aide, avant la fin de la semaine.

Une dernière chose qui a toute son importance: VEUILLEZ NOTER QUE LORSQUE LES DEUX PÉTITIONS SERONT ENVOYÉES À NOS DIRIGEANTS, CHANGE.ORG AURA ÉLIMINÉ TOUTES LES SIGNATURES EN DOUBLE. En d'autres mots, il ne sert à rien de signer deux fois car une seule signature sera prise en compte.

Je vous l'ai dit et je vous le répète, encore et encore, je compte sur vous !

Marie
Source : https://www.change.org/p/battons-nous-pour-obtenir-une-loi-sur-l-aide-active-%c3%a0-mourir/u/21258520?utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_campaign=131496&sfmc_tk=KvH2QPUL4CaeJWJDVPD9kn3fDYQFsq5qr02WkL6Wsp74k24mmjSi3w%2fMGaR1QR9m&j=131496&sfmc_sub=160291273&l=32_HTML&u=25351806&mid=7259882&jb=37

mardi 12 septembre 2017

La Finlande loge les SDF... et ça va beaucoup mieux


La Finlande loge les SDF... 

et ça va beaucoup mieux

4 septembre 2017 / Hélène Molinari (Reporterre) 



Depuis plus de trente ans, la Finlande met en œuvre une politique volontariste pour résoudre la question des SDF : « un logement d’abord » et la réinsertion suit. Selon ses promoteurs, cette politique « permet d’économiser 15.000 euros par an et par personne ».
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  • Helsinki et Espoo (Finlande), reportage
Depuis les années 1980, ce pays du nord de l’Europe est passé de près de 20.000 à 6.644 personnes sans domicile fixe (SDF). À titre de comparaison, en France, le nombre de SDF a augmenté de 50 % depuis 2001 pour atteindre les 141.500 début 2012, d’après le rapport sur le mal-logement édité par la Fondation Abbé-Pierre. Certes, la France est douze fois plus peuplée que la Finlande. Mais en proportion, ces chiffres montrent que le pays scandinave compte deux fois moins de SDF que la France.

Le secret de cette réussite ? Une politique menée du local au national, nommée « un logement d’abord », portée par des acteurs engagés issus de trois ministères fondamentaux : l’Environnement, chargé de la construction et de la rénovation des habitations ; les Affaires sociales et la Santé, pour la prise en charge des personnes ; et les Finances, pour dégager le budget nécessaire et soutenir les initiatives.

Peter Fredriksson incarne cette politique. Conseiller du ministre de l’Environnement pendant plus de vingt ans, il vient de quitter son poste pour une retraite méritée. « Le principe “un logement d’abord” n’est pas nouveau. Un premier rapport rédigé par mon département en 1985 recommandait déjà de combiner l’administration chargée des logements et celle liée aux affaires sociales et de santé, afin de mener une politique cohérente pour la gestion du “sans-abrisme”. Ce document d’une quinzaine de pages reste notre référence. D’autant qu’en Finlande, c’est inscrit dans notre Constitution : les secteurs officiels doivent aider les gens à avoir leur propre logement. » La théorie est mise en pratique d’abord par des associations, de leur propre initiative, comme le Helsinki Deaconess Institute dans les années 1990 ou la VVA, au début des années 2000. Les personnes concernées sont celles complètement sans domicile depuis un an ou de façon répétée durant trois ans. Les causes sont variées : environnement difficile ou insalubre, problèmes d’alcool, incapacité à payer son loyer, etc. En Finlande, 80 % des SDF logent chez des amis ou de la famille. Dormir dans la rue est impossible la moitié de l’année, pour cause de grand froid, les températures pouvant baisser jusqu’à - 25 °C l’hiver en ville.

240 millions d’euros ont été dépensés en huit ans, amortis en quelques années 


C’est en 2008 qu’est lancé le programme Paavo, qui acte la rénovation des refuges en appartements d’une ou deux pièces à destination des SDF et la construction de milliers de nouveaux logements. L’expérimentation se fait d’abord dans dix villes, avec lesquelles ont été établis des contrats détaillés. « Nous n’avons plus de centres d’accueil de nuit, qui faisaient d’ailleurs partie du problème. Ce ne sont pas des endroits où vivre humainement », explique Peter Fredriksson. Le gouvernement s’est aussi engagé à financer la totalité des nouveaux investissements nécessaires (construction de nouveaux logements, nouveau personnel, matériel médical…) : 50 % sous forme de bourses, 50 % sous forme de prêts. Au total, 240 millions d’euros ont été dépensés en huit ans, amortis en quelques années. « Nous avons fait une évaluation du coût de l’opération : cela permet d’économiser 15.000 euros par an et par personne. Moins de prison, moins de services d’urgence, moins de visites à l’hôpital… Sans la volonté politique et l’alliance de ces trois ministères, ça n’aurait pas été possible. » Les SDF qui accèdent à un de ces logements payent un loyer, parfois grâce à des aides de l’Etat.












À quelques kilomètres à l’ouest d’Helsinki, dans la ville d’Espoo, les locataires de Väinolä sont les bénéficiaires de cette opération. Entouré de forêts, au bord d’un lac, l’immeuble, qui loge 35 personnes, n’est pourtant pas si éloigné du centre-ville, accessible facilement par les transports en commun. Ouvert en 2014, il a été rénové par la Fondation Y, le quatrième propriétaire de logements de toute la Finlande.

Dans la salle commune, assis sur un canapé, Sébastien raconte comment il est venu habiter ici. « J’étais marié à une Finlandaise mais nous avons divorcé en 2010. Je suis retourné en Martinique pour voir ma famille puis j’ai essayé de revenir vivre en France. Comme je ne trouvais pas de travail et que j’ai deux enfants ici, de douze et dix ans, j’ai décidé de réessayer en Finlande. » À 38 ans, lui qui a une formation de technicien en bâtiment et a été conducteur de travaux n’est pas parvenu à se faire embaucher. Pas même par son ancien employeur, la ville d’Espoo. Il loge un temps dans une maison gérée par One Way Mission, une association chrétienne pour laquelle il fait du volontariat, puis obtient finalement un contrat de location à durée indéterminée pour un deux-pièces à Väinolä. « Nous n’avons pas tous les mêmes profils, mais la majorité des locataires ont des dettes, sont au chômage ou ont des problèmes de santé, ajoute-t-il. Dès que j’aurai un travail, je pense déménager. »


Sébastien nous fait visiter les lieux : un espace gym, un potager partagé, un sauna — comme dans chaque habitation en Finlande —, les appartements sont dotés d’un mobilier basique. Chacun peut y apporter ses meubles. Tous ont un balcon et la climatisation. Internet est fourni et tout le monde a son propre contrat d’électricité.

« C’est très important d’avoir un espace individuel où vous avez votre propre indépendance » 


Onze personnes travaillent à Vaïnolä, mais « aucune n’a l’autorité de dire aux locataires ce qu’ils doivent faire », insiste la directrice, Pilvi. « Nous travaillons la confiance et la communication. Nous ne sommes pas des professionnels qui viennent imposer leur expertise, nous collaborons. Les locataires ne seront pas mis à la rue en cas de désaccord, on tentera toujours de trouver des solutions. » Rares sont en effet les personnes qui ne trouvent pas, ici, une stabilité. Dans ce cas, il s’agit de problèmes plus profonds de violence ou de maladie mentale qui doivent être traités dans un autre cadre.

 Väinolä accueille de nombreuses personnes issues de l’immigration, comme Sébastien. Des drapeaux de la Somalie, d’Irak ou encore de Roumanie sont affichés au mur de l’entrée, à côté de celui de la France. Aucune famille ne vit ici et seulement deux appartements peuvent accueillir des couples. Le centre est géré par l’Armée du Salut, mais c’est la ville d’Espoo qui reçoit les candidatures et qui répartit les personnes en fonction de leur dossier. Pour les jeunes en difficulté avec des problèmes d’alcool ou de drogue, la résidence Rukkila est ainsi plus adaptée, au nord de la capitale finlandaise. En plein centre d’Helsinki, un autre bloc au milieu d’un quartier résidentiel accueille depuis dix ans les SDF plus âgés. Certains sont encore alcooliques, d’autres sont devenus sobres après avoir enfin pu poser leur sac sous un toit qui leur appartient. La Fondation Y a ainsi des logements dans 55 villes différentes de Finlande. Certains dans des blocs, d’autres éparpillés dans des immeubles « classiques ». Les procédures pour obtenir un contrat peuvent être plus ou moins longues en fonction de la disponibilité des logements. Il est possible d’attendre jusqu’à deux ans.


« C’est très important d’avoir un espace individuel où vous avez votre propre indépendance, surtout le droit d’y faire ce que vous voulez. C’est une nouvelle façon de penser. Dans les modèles précédents, c’était d’abord une récompense pour bon comportement. Vous sortiez de votre addiction et ensuite vous aviez votre appartement. Sauf que dans la plupart des cas, c’est impossible », poursuit Peter Fredriksson. Malgré cette prise de conscience, le processus a mis longtemps à porter ses fruits et est toujours en phase de perfectionnement. Les prochaines étapes ? La prévention et la réhabilitation. La suite sera de se nourrir de la réflexion et de l’expérience d’anciens SDF pour attaquer le mal-logement à sa source.

Dans son appartement, qui ressemble à n’importe quel autre logement du centre-ville d’Helsinki, Sébastien rassemble ses affaires pour partir faire ses courses. En Finlande, petit à petit, les SDF disparaissent, non pas dans l’oubli, mais en reprenant leur place dans la société.




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Source : Hélène Molinari pour Reporterre
Photos : © Marie-Alix Détrie.
. chapô : Marit et ses amis sont d’anciens SDF logés à la VVA.

Source : https://reporterre.net/La-Finlande-loge-les-SDF-et-ca-va-beaucoup-mieux